28 mai 2008
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22:26
L'arbre en face de ma chambre :
C'est là qu'ils se sont abattus,
Par milliers, les étourneaux,
Comme la faim sur le pauvre monde.
Et dès que la pluie gifle,
Dès que le vent est violent,
Ils me réveillent en sursaut
Et hurlent qu'ils n'aiment pas ça.
L'hiver approche. En les entendant,
Je pense à des êtres réduits au rang
De simples initiales : M. SDF, Mme RMIste,
Des gens seuls, dehors, qui ont froid et faim.
Je ne suis qu'une étudiante rêveuse,
Mais j'aimerais qu'on les aide vraiment.
Pas pour se donner bonne conscience,
Mais pour justifier notre rang d'humains.
J'aimerais que personne, cet hiver,
Ne meure de faim ou de froid dans l'indifférence.
Et puis, regardons-nous droit dans les yeux :
C'est pas nous, les plus malheureux !
C'est là qu'ils se sont abattus,
Par milliers, les étourneaux,
Comme la faim sur le pauvre monde.
Et dès que la pluie gifle,
Dès que le vent est violent,
Ils me réveillent en sursaut
Et hurlent qu'ils n'aiment pas ça.
L'hiver approche. En les entendant,
Je pense à des êtres réduits au rang
De simples initiales : M. SDF, Mme RMIste,
Des gens seuls, dehors, qui ont froid et faim.
Je ne suis qu'une étudiante rêveuse,
Mais j'aimerais qu'on les aide vraiment.
Pas pour se donner bonne conscience,
Mais pour justifier notre rang d'humains.
J'aimerais que personne, cet hiver,
Ne meure de faim ou de froid dans l'indifférence.
Et puis, regardons-nous droit dans les yeux :
C'est pas nous, les plus malheureux !